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Prix littéraire

L'Amas ardent Yamen Manai

Elyzad

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Aux abords de Nawa, village de l'arrière-pays, le Don, apiculteur, mène une vie d'ascète auprès de ses abeilles, à l'écart de l'actualité. Pourtant, lorsqu'il découvre les corps mutilés de ses "filles", il doit se rendre à l'évidence : la marche du monde l'a rattrapé, le mettant face à un redoutable adversaire. Pour sauver ce qu'il a de plus cher, il lui faudra conduire son enquête dans une contrée quelque peu chamboulée par sa toute récente révolution, et aller chercher la lueur au loin, jusqu'au pays du Soleil-Levant.

 

En véritable conteur, Yamen Manai dresse avec vivacité et humour le portrait aigre-doux d'une Tunisie vibrionnante, où les fanatiques de Dieu ne sont pas à l'abri de Sa foudre. Une fable moderne des plus savoureuses.

 


Cinquante grammes de paradis Imane Humaydane

Gallimard

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Revenue à Beyrouth en 1994, Maya découvre, au cours du tournage d’un documentaire sur la reconstruction du centre-ville, une sacoche abandonnée dans un immeuble en ruine. À l’intérieur, parmi des photos et documents d’avant la guerre civile, le journal posthume d’une certaine Noura, journaliste syrienne en exil, et les lettres d’Istanbul de son amant Kamal. Dès lors, elle se sent investie d’un devoir impérieux : reconstituer l’histoire tragique de ce couple. Son enquête va exhumer de lourds secrets, grâce à Sabah, l’amie de la disparue, mais surtout faire basculer le fragile équilibre de la vie de Maya.
Avec cette fresque vibrante, Imane Humaydane révèle l’intrication des oppressions patriarcales, confessionnelles et politiques dans ce Moyen-Orient de la fin du XXe siècle. Un puissant désir d'émancipation féminine s’y déploie envers et contre toutes les formes de barbarie.


La religion de ma mère, Karim Akouche

Ecriture

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« Ma mère priait Dieu avec ses gestes. C’est avec ses mots qu’elle célébrait l’esprit des ancêtres. Sa Mecque, c’était sa terre. Ses prophètes, c’étaient ses enfants. Je me rappelle ce qu’elle a répondu à mon frère lorsqu’il lui a fait remarquer qu’elle priait dans la direction opposée à La Mecque :
— Je prépare le couscous, je surveille la marmite.

En me voyant m’initier à la prière, accroupi, mon front touchant le sol, elle a gloussé de ma naïveté :

— Va jouer avec tes copains ! Dieu n’a inventé la prière que pour les croulants. C’est pour qu’ils obtiennent leur ticket vers le paradis.
J’ai plié le tapis et rangé le Coran.
Si tous les Algériens avaient entendu le conseil de ma mère, ils auraient épargné à leur pays une décennie de sang et de folie.
Je ne suis d’aucune religion. Je suis de la religion de ma mère. »
   

Son père a perdu la raison. Son frère dérive vers le djihadisme. La fille qu’il aima se prostitue. Le pays que retrouve Mirak, après des années d’exil, est méconnaissable. L’Algérie avait le visage de sa mère. Aujourd’hui, ses traits sont déformés par la violence et la folie. Mais, au sein du chaos, ils n’ont rien perdu de leur âpre beauté. Elle éclate dans ce roman picaresque, comme aveuglé d’images.



Un oiseau bleu et rare vole avec moi, Youssef FADEL

Actes Sud

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Youssef Fadel poursuit ici son exploration du pouvoir marocain, à travers cette fois les terribles épreuves des prisonniers politiques durant les “années de plomb”.
Six narrateurs, dont les deux principaux personnages, Aziz et Zina, se relaient pour raconter l’histoire de cet aviateur arrêté le lendemain de son mariage et incarcéré depuis lors à Tazmamart, parce qu’il s’était trouvé impliqué en 1972, à son corps défendant, dans la tentative de coup d’État militaire contre le roi Hassan II. Aziz avait connu Zina quelques mois auparavant, alors qu’elle travaillait avec sa soeur comme serveuse dans un bar mal famé. Et c’est dans le même bar, dix-huit ans plus tard, qu’elle apprend par un mystérieux messager qu’Aziz a été libéré et qu’il cherche à la revoir. Elle part à sa rencontre.
Youssef Fadel s’inspire secrètement dans son écriture du langage cinématographique. En l’espace d’une journée (le voyage de Zina jusqu’aux retrouvailles avec Aziz), ce sont deux décennies tragiques qui nous sont contées dans une langue enluminée d’échappées fantastiques, ainsi que l’évoque d’emblée le titre même du roman.
Un oiseau bleu et rare vole avec moi a obtenu le plus prestigieux prix littéraire marocain, le prix du Maroc du livre.



Zabor, Kamel Daoud

Actes Sud

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Orphelin de mère, indésirable chez son père remarié, élevé par une tante célibataire et un grand-père mutique, Zabor n’avait rien d’un enfant comme les autres. Il a grandi à l’écart de son village aux portes du désert, dormant le jour, errant la nuit, solitaire trouvant refuge dans la compagnie des quelques romans d’une bibliothèque poussiéreuse qui ont offert un sens à son existence. Très tôt en effet, il s’est découvert un don : s’il écrit, il repousse la mort ; celui ou celle qu’il enferme dans des phrases de ses cahiers gagne du temps de vie.
Ce soir, c’est un demi-frère haï qui vient frapper à sa porte : leur père est mourant et seul Zabor est en mesure, peut-être, de retarder la fatale échéance. Mais a-t-il des raisons de prolonger les jours d’un homme qui n’a pas su l’aimer ?
Fable, parabole, confession vertigineuse, le deuxième roman de Kamel Daoud célèbre l’insolente nécessité de la fiction en confrontant les livres sacrés à la liberté de créer. Telle une Shéhérazade ultime et parfaite, Zabor échappe au vide en sauvant ses semblables par la puissance suprême de l’écriture, par l’iconoclaste vérité de l’imaginaire.



PRIX LORIENTALES 2018

La première liste. Les 10 préfinalistes seront connus le 8 février et les 5 finalistes le soir du 16 mars 2018

Bonjour,
Voici la liste non exhaustive des titres retenus pour le lorientales 2018. Si vous aviez des titres à proposer qui nous auraient "échappés", merci de nous les poster. Je vous rappelle nos critères de sélection :
Les romans devront être édités entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017, écrits en français ou traduits. Les auteurs, vivants, pourront être de toute nationalité mais, le récit, les personnages, l'action, etc…devront nécessairement se référer à l'univers oriental.

Les livres en italique n'ont pas été reçus.

Les livres les plus pertinents émergeront naturellement de cette liste, bien fournie.

Ce prix en est à sa 8ème édition et maintenant près de 400 romans ont été lus et relus par notre comité qui commence à avoir une expertise certaine. Ses choix, indépendants font du « Lorientales », un prix désormais respecté.
Dommage que les médias nationaux ne s’y intéressent guère et ne jurent que par les prix d’automne. Cette liste, établie bien avant ces prix d'automne a vu bon nombre de titres primés. C’est ainsi mais, demain sera un autre jour. J’y crois.
Omar Taleb


Actes Sud

Zabor Kamel DAOUD
La Maison andalouse Waciny LAREDJ
Un obus dans le coeur (NE) Wajdi MOUAWAD
Un oiseau bleu et rare vole avec moi Youssef FADEL
Le silence même n'est plus à toi Asli ERDOGAN
L'Eclat de rire du barbare Sema KAYGUSUZ
Imago Cyril DION
La Fille de Souslov Habib ABDULRAB SARORI
Le Manuscrit de Beyrouth Jabbour DOUAIHY
Hégires
Anne Carrere
Villa Taylor de MICHEL CANESI & JAMIL RAHMANI
Fin de journée au paradis, Nor Eddine Boudjedia
Aube
Gaza dans la peau Selma Dabbagh
Gymnopédie pour une disparue Ahmed Tiab
Nuit sans lune au Waziristan S. Mausoof
Ecriture
- la religion de ma mère, Karim Akouche
Elyzad
Les lendemains d'hier Ali Bécheur
L'Amas ardent Yamen Manai

El Ibriz

- Hizya princesse d'amour des Ziban Lazhari Labter

Flammarion

- L'art de perdre Alice ZENITER
Gallimard
Nos années rouges Anne-Sophie STEFANINI
Cinquante grammes de paradis Imane Humaydane
La terre qui les sépare Hisham Matar,
Anatomie d’une disparition (Une disparition) Hisham Matar,
Grasset
La dépossession Rachid Boudjedra
Sauver les livres et les hommes Romain Gubert Père Michaeel Najeeb

Mécaniques du chaos Daniel Rondeau
Prisonnière du Levant Collection Nos héroïnes Darina Al Joundi
Harmattan
UN RÊVE ENDEUILLÉ Fatima El Bouanani
MARRAKECH PHOTO Christian Henri
LE GÉNÉRAL K Mustapha Yalaoui
GÉHENNE La spoliation Yanna Dimane
LE FAUX BARRAGE Hamid Benchaar
LA REINE DE BEYROUTH Nabil Malek
L'AFFAIRE MEURSAULT Michel Thouillot
LE PARFUM DE LEÏLA Khireddine Mourad
LE COUPABLE Hassan Banhakeia
BAS-FONDS DE LA HAINE Brahim Korib
FRAGMENTS DE VIE DE RIEN Bouchta Farqzaid
JC. Lattès
A la table du sultan Michèle Barrière
koukou
- Ali Bitchin pour l’amour d’une princesse riccardo nicolai
 Les arènes
- Sors la route t'attend Slimane ZEGHIDOUR
Libertalia
- Mirage gay à Tel Aviv jean Stern

Phébus

- Abu Bakr Ibn Tufayl L’Éveillé ou le Philosophe autodidacte
Serpent à plumes
L'enfant de l'œuf de Amin Zaoui
Anciennes nuits Niroz Malek
Seuil
Le djihad contre le rêve d'Alexandre Jean-Pierre PERRIN
Frères migrants Patrick CHAMOISEAU
L'empereur à pied Charif MAJDALI
Nos richesses Kaouther ADIMI
Robert Laffont
- La voix cachée Parinoush SANIEE


PRIX DU LIVRE LORIENTALES 2017

Le bleu entre le ciel et la mer, Susan Abulhawa, Denoël

Le Lauréat 2017
Le Lauréat 2017
Il y a 50 ans, quasiment jour pour jour, c'était la guerre des 6 jours.
Ce roman raconte la vie d'un famille palestinienne, une mélopée lancinante où se succèdent, malgré les cataclysmes qui s'abattent sur elle, mariages, naissances et morts.
Cette histoire d'une grande force poétique, portée par une femme, des femmes, nous envoie un message d'espoir, humaniste.


Prix Lorientales 2016

Le promeneur d'Alep, Niroz Malek, Le serpent à plumes

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Le Promeneur d'Alep est le témoignage poétique et étourdissant d'un écrivain plongé dans la guerre. La voix de Niroz Malek nous parvient à travers les déflagrations et les rafales d'armes automatiques. Pourtant elle nous parle de choses simples, d'amis qui se retrouvent dans un café, de coeurs gravés dans les arbres, de promenades dans cette ancienne cité fabuleuse sur la Route de la Soie. Et du chaos qui guette derrière chaque bruit venu du ciel, devant chaque barrage hérissé de sentinelles.


Issu de la communauté yézidie, Niroz Malek est syrien, issu de parents kurdes. Il vit à Alep, sous les bombes.


Les mots du jury:

 

L’écriture en de courts paragraphe est comme « découpée » par la guerre, comme interrompue par les attaques, les bombardements, les coupures de courant…

 

Ecrit comme un carnet de voyage, un journal de résistance, Niroz Malek est la voix d’Alep...

 

Des images de guerre mais jamais d’image d’horreur. Comme un poème hors du temps où les personnages volent dans les airs comme dans un tableau de Chagall...

 

Témoignage poignant tout en retenue, toujours au dessus de la haine...

Superbe, magnifique, passionné et passionnant...


Prix Lorientales 2015

Les solitudes se ressemblent, Ahmed Kalouaz, Le Rouergue

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"les solitudes se ressemblent"

Ahmed Kalouaz

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Les mots du jury:

Court, très bien construit

Coup de cœur, le style, la sobriété de l’écriture

Limpide, pureté

Simple et direct

Densité littéraire, fluidité, richesse, un véritable poème

Très court mais très fort et puissant

Beau livre

Bouleversée

Tous les exils se ressemblent

Lumineux


Elu au premier tour.


Le texte de l'éditeur:

Réfugiée dans une chambre d'hôtel, Fatima a pris quelques jours de liberté pour se remémorer son histoire. Les hôtels, elle connaît pour y travailler comme femme de ménage, ainsi que pour des rencontres furtives avec son amant.

À sa naissance, sa famille vivait depuis trois ans déjà dans des baraquements, au bout d'une route étroite, entre les vignes. Là, à l'intérieur du camp de Saint-Maurice, dans le Gard, ont été parquées pendant plus de dix ans des familles de harkis, derrière des barbelés, à l'écart de tous. On les appelait les incasables.

Maintenant que le camp n'est plus qu'une friche, elle s'interroge sur les raisons de cette relégation imposée aux siens jusqu'au milieu des années 70. Elle se souvient de cette enfance peu ordinaire, de sa révolte adolescente. De ses parents silencieux qui jamais n'ont transmis cette histoire en loques, celle des harkis.

Poursuivant son travail de mémorialiste, Ahmed Kalouaz nous offre le portrait romancé d'une femme doublement stigmatisée, fille de traître et d'Arabe qui, comme tous ceux de sa génération, a eu tant de mal à trouver sa place dans la société française.

 

Né en 1952 en Algérie, Ahmed Kalouaz vit dans le Gard. Il est l'auteur de nombreux livres pour adultes et enfants, notamment une trilogie sur son histoire familiale, Avec tes mains, Une étoile aux cheveux noirs et À l'ombre du jasmin, publiés dans la brune.


Prix Lorientales 2014

Crime d'honneur, Elif Shafak, Phébus

« Ma mère est morte deux fois. » C’est par ces mots qu’Esma, jeune femme kurde, commence le récit de l’histoire de sa famille née sur les rives de l’Euphrate et émigrée à Londres en 1970.

L’histoire, d’abord, de sa grand-mère dans le village de Mala Çar Bayan, désespérée de ne mettre au monde que des filles, elle qui sait combien la vie ne les épargnera pas. L’histoire de sa mère, Pembe la superstitieuse, et de sa tante, Jamila la guérisseuse, sœurs jumelles aux destins très différents. L’histoire des hommes aussi, celle de son père, tour à tour aimant, violent, fuyant, et celle de ses frères, Yunus le rêveur, et Iskender. Iskender, l’enfant chéri de sa mère, la « prunelle de ses yeux », son sultan. Son meurtrier.

Enfin, l’histoire de ces immigrés qui ont choisi l’exil pour vivre de miracles et croire aux mirages, qui ont choisi la liberté et l’amour quand d’autres restent ancrés dans les traditions et portent au pinacle l’honneur d’une famille.

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Le Prix du livre Lorientales 2013

Alger sans Mozart, Canesi & Rahmani, Naïve

Alger sans Mozart, Canesi & Rahmani, Naïve
Alger sans Mozart, Canesi & Rahmani, Naïve
Pour sa 3ème édition, le prix Lorientales a été attribué ce samedi 1er juin à Lorient à Alger sans Mozart de Michel Canesi & Jamil Rahmani (éd. Naïve). La remise du prix en présence des deux lauréats aura lieu mercredi 12 juin 2013 à 18h30 à la Médiathèque F. Mitterrand (auditorium) à Lorient

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles


Prix Lorientales 2012

Je ne suis pas celle que je suis, Chahdortt Djavann, Flammarion

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Des vies différentes dans des villes différentes, et une même femme.

Deux histoires entrelacées. L'une, picaresque, nous fait voyager en compagnie de l'héroïne, qui traverse mille et une épreuves, de Téhéran au golfe Persique, de Dubaï aux rives du Bosphore. Et l'autre, intime, à Paris, se construit dans le cabinet d'un psy. Pour la première fois une psychanalyse nous est dépeinte, séance par séance, comme un tableau impressionniste. Le rapport au père, à la mère, aux hommes, la prison, la torture, le viol, la prostitution, la solitude, l'exil et la langue française dont il faut s'emparer pour faire le récit d'une vie, pour se réconcilier avec la vie sont les thèmes de ce livre.


interview


Prix Les Lorientales 2011

Toute une histoire, Hanan el-Cheikh

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L'auteure a recueilli les confessions de sa mère, qui, en dépit de son infidélité conjugale, apparaît comme un symbole de courage et de dignité. Portrait d'une femme du peuple, rusée, truculent, enjouée...


Liban


Actes Sud, Arles (Vaucluse)

Mondes arabes.

Le prix du roman arabe de l'Institut  du Monde Arabe a été décerné le 18 mai 2011 à la romancière libanaise pour son ouvrage "Toute une histoire".

Notre jury couronnera-t-il aussi cet ouvrage? Réponse le 8 juin 2011 à 17:00.


Les partenaires du Prix du livre Lorientales

Librairie "Au vent des Mots"

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Médiathèque de Lorient

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