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Prix littéraire

LES 5 FINALISTES du PRIX LORIENTALES 2018

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Le comité de lecture des Lorientales s'est attablé pour sa dernière réunion et a choisi ces 5 livres pour concourir au 8ème Prix du livre Lorientales.

Nous leur souhaitons bonne chance.


Nous remercions tous les éditeurs pour leur confiance et pour leur soutien.

La délibération finale aura lieu le 9 juin 2018

Les cinq finalistes:

- Zabor Kamel Daoud, Actes sud

- L'Amas ardent Yamen Manai, Elyzad

- La terre qui nous sépare Hisham Matar, Gallimard

- La religion de ma mère Karim Akouche, Ecritures

- Sors, la route t'attend Slimane Zeghidour, Les Arènes


Les 10 préfinalistes pour le Lorientales 2018

L'Art de perdre d'Alice Zeniter, co édition Flammarion/Albin Michel mérite d'être distingué.

Prix Goncourt des lycéens, Prix littéraire Le Monde, Prix des libraires de Nancy-Le Point. Il n'aurait pas eu tous ces honneurs, nous l'aurions gardé dans la listes des préfinalistes


Nos richesses de Kaouther ADIMI n'est plus en course. Les éditions du Seuil, après un courriel reçu le 9 avril, ne souhaitent pas le maintenir pour le prix Lorientales 2018.


Aux femmes Hamdi Al Gazaar

Belleville éditions

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Sayed reste plus souvent le confident que l’amant de ces dames. À l’aube de ses trente ans, ce fils de menuisier, qui n’a jamais quitté l’atelier familial au pied de la mosquée Ibn Touloun, fait le point sur les femmes de sa vie.
De Rouheyya, une amie de sa mère qui l’enveloppe de sensualité jusque dans les vêtements qu’elle lui confectionne, à Salwa, l’épouse qu’il n’a jamais aimée… L’amour reste une quête inachevée.
Façonné, modelé par ces figures féminines, Sayed les observe et les évoque non sans douleur et questions. Ce sont elles qui par leur mystère créent son identité d’homme et lui inspirent le sens de la vie.

 


L'enfant de l'œuf de Amin Zaoui

Serpent à plumes

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Harys, le narrateur, est un bon chien, un caniche qui aime son maître, qui aime ses chaussettes puantes, son haleine parfumée au vin rouge, sa voix quand il chante Bécaud. Ils habitent tous deux à Alger et son maître a pour maîtresse une chrétienne réfugiée de Damas, au corps vibrant de désir et à l’âme bouleversée par la guerre. Ce trio bancal, cacophonique, passionné, tient le journal de sa lente destruction dans une Algérie rongée par l’islamisme des Tartuffes. Magnifique, douloureux et fantasque, tel est L’Enfant de l’œuf, neuvième roman d’Amin Zaoui où l’auteur, avec un plaisir et une méthode qui rappelle le Sade de La Philosophie dans le boudoir, s’en prend systématiquement à toutes les formes d’autorité, au nom de la liberté. Amin Zaoui, écrivain de langue française et arabe, est né à Bab el Assa, Algérie. Il est professeur de littérature maghrébine à l’université d’Alger.




Sors la route t'attend Slimane ZEGHIDOUR

Les arênes

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Une enfance en KabylieSlimane Zeghidour est né dans un village de montagne, où rien n’avait bougé depuis des siècles : ni la langue, ni les légendes, ni la mortalité infantile, ni l’habitude de vivre parmi les bêtes, en communion avec la nature.

L’irruption de la guerreL’enfance de Slimane se confond avec la guerre. Ratissages, rafles au petit jour, rumeurs et trahisons… Si le jour appartient à l’armée française, la nuit est le royaume des maquisards du FLN. Le gouvernement français décide de regrouper les montagnards dans des camps. L’arrachement au village ancestral est aussi pour eux la découverte de l’école, de l’hôpital et des « vrais Français ».

L’Algérie, des braises mal éteintesÀ chaque ligne de ce récit, cent trente-deux ans d’histoire entre la France et l’Algérie se répondent inlassablement. Les notions de « Français de souche », d’assimilation ou d’intégration, l’état d’urgence… les polémiques qui nous déchirent aujourd’hui remontent à la guerre d’Algérie. Elles ne peuvent être comprises sans en reprendre le fil.

Ce livre, que l’auteur porte en lui depuis vingt ans, ressuscite un monde englouti. Entre adieu à l’enfance et ode à la construction de soi, Slimane Zeghidour réconcilie les deux parts de lui-même et le lecteur avec son Histoire.


La terre qui les sépare Hisham Matar

Gallimard

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En 1990, Hisham Matar a dix-neuf ans lorsque son père, Jaballa Matar, disparaît. Celui-ci, après avoir trouvé refuge en Égypte avec ses proches, est enlevé et emprisonné en Libye pour s’être opposé dès le début au régime de Kadhafi. La famille reçoit quelques lettres, envoyées secrètement, jusqu’à ce que toute correspondance cesse brusquement. Vingt et un ans plus tard, lors de la chute de Kadhafi, en 2011, le peuple prend les prisons d’assaut et libère les détenus. Mais Jaballa Matar est introuvable. A-t-il été exécuté lors du massacre d’Abou Salim qui a fait 1 270 victimes en 1996? La détention l’a-t-elle à ce point affaibli qu’il erre quelque part, libre mais privé de souvenirs et d’identité?
Hisham Matar va mener l’enquête pendant des années, contactant des ONG et des ambassades, relatant l’histoire de cette disparition dans la presse internationale, se rendant à la Chambre des lords en Angleterre, son pays d’adoption, s’adressant aux personnalités les plus inattendues, de Mandela au fils de Kadhafi.
À travers une méditation profonde et universelle sur la condition des fils qui attendent le retour de leurs pères partis au combat, Hisham Matar retrace aussi l’histoire poignante d’un retour au pays, après une absence de plus de trente ans. Il livre également un portrait subtil de la Libye prise dans la tourmente de la dictature et de la révolution, qui synthétise les espoirs déçus du Printemps arabe.


L'Amas ardent Yamen Manai

Elyzad

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Aux abords de Nawa, village de l'arrière-pays, le Don, apiculteur, mène une vie d'ascète auprès de ses abeilles, à l'écart de l'actualité. Pourtant, lorsqu'il découvre les corps mutilés de ses "filles", il doit se rendre à l'évidence : la marche du monde l'a rattrapé, le mettant face à un redoutable adversaire. Pour sauver ce qu'il a de plus cher, il lui faudra conduire son enquête dans une contrée quelque peu chamboulée par sa toute récente révolution, et aller chercher la lueur au loin, jusqu'au pays du Soleil-Levant.

 

En véritable conteur, Yamen Manai dresse avec vivacité et humour le portrait aigre-doux d'une Tunisie vibrionnante, où les fanatiques de Dieu ne sont pas à l'abri de Sa foudre. Une fable moderne des plus savoureuses.

 


Cinquante grammes de paradis Imane Humaydane

Gallimard

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Revenue à Beyrouth en 1994, Maya découvre, au cours du tournage d’un documentaire sur la reconstruction du centre-ville, une sacoche abandonnée dans un immeuble en ruine. À l’intérieur, parmi des photos et documents d’avant la guerre civile, le journal posthume d’une certaine Noura, journaliste syrienne en exil, et les lettres d’Istanbul de son amant Kamal. Dès lors, elle se sent investie d’un devoir impérieux : reconstituer l’histoire tragique de ce couple. Son enquête va exhumer de lourds secrets, grâce à Sabah, l’amie de la disparue, mais surtout faire basculer le fragile équilibre de la vie de Maya.
Avec cette fresque vibrante, Imane Humaydane révèle l’intrication des oppressions patriarcales, confessionnelles et politiques dans ce Moyen-Orient de la fin du XXe siècle. Un puissant désir d'émancipation féminine s’y déploie envers et contre toutes les formes de barbarie.


La religion de ma mère, Karim Akouche

Ecriture

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« Ma mère priait Dieu avec ses gestes. C’est avec ses mots qu’elle célébrait l’esprit des ancêtres. Sa Mecque, c’était sa terre. Ses prophètes, c’étaient ses enfants. Je me rappelle ce qu’elle a répondu à mon frère lorsqu’il lui a fait remarquer qu’elle priait dans la direction opposée à La Mecque :
— Je prépare le couscous, je surveille la marmite.

En me voyant m’initier à la prière, accroupi, mon front touchant le sol, elle a gloussé de ma naïveté :

— Va jouer avec tes copains ! Dieu n’a inventé la prière que pour les croulants. C’est pour qu’ils obtiennent leur ticket vers le paradis.
J’ai plié le tapis et rangé le Coran.
Si tous les Algériens avaient entendu le conseil de ma mère, ils auraient épargné à leur pays une décennie de sang et de folie.
Je ne suis d’aucune religion. Je suis de la religion de ma mère. »
   

Son père a perdu la raison. Son frère dérive vers le djihadisme. La fille qu’il aima se prostitue. Le pays que retrouve Mirak, après des années d’exil, est méconnaissable. L’Algérie avait le visage de sa mère. Aujourd’hui, ses traits sont déformés par la violence et la folie. Mais, au sein du chaos, ils n’ont rien perdu de leur âpre beauté. Elle éclate dans ce roman picaresque, comme aveuglé d’images.



Un oiseau bleu et rare vole avec moi, Youssef FADEL

Actes Sud

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Youssef Fadel poursuit ici son exploration du pouvoir marocain, à travers cette fois les terribles épreuves des prisonniers politiques durant les “années de plomb”.
Six narrateurs, dont les deux principaux personnages, Aziz et Zina, se relaient pour raconter l’histoire de cet aviateur arrêté le lendemain de son mariage et incarcéré depuis lors à Tazmamart, parce qu’il s’était trouvé impliqué en 1972, à son corps défendant, dans la tentative de coup d’État militaire contre le roi Hassan II. Aziz avait connu Zina quelques mois auparavant, alors qu’elle travaillait avec sa soeur comme serveuse dans un bar mal famé. Et c’est dans le même bar, dix-huit ans plus tard, qu’elle apprend par un mystérieux messager qu’Aziz a été libéré et qu’il cherche à la revoir. Elle part à sa rencontre.
Youssef Fadel s’inspire secrètement dans son écriture du langage cinématographique. En l’espace d’une journée (le voyage de Zina jusqu’aux retrouvailles avec Aziz), ce sont deux décennies tragiques qui nous sont contées dans une langue enluminée d’échappées fantastiques, ainsi que l’évoque d’emblée le titre même du roman.
Un oiseau bleu et rare vole avec moi a obtenu le plus prestigieux prix littéraire marocain, le prix du Maroc du livre.



Zabor, Kamel Daoud

Actes Sud

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Orphelin de mère, indésirable chez son père remarié, élevé par une tante célibataire et un grand-père mutique, Zabor n’avait rien d’un enfant comme les autres. Il a grandi à l’écart de son village aux portes du désert, dormant le jour, errant la nuit, solitaire trouvant refuge dans la compagnie des quelques romans d’une bibliothèque poussiéreuse qui ont offert un sens à son existence. Très tôt en effet, il s’est découvert un don : s’il écrit, il repousse la mort ; celui ou celle qu’il enferme dans des phrases de ses cahiers gagne du temps de vie.
Ce soir, c’est un demi-frère haï qui vient frapper à sa porte : leur père est mourant et seul Zabor est en mesure, peut-être, de retarder la fatale échéance. Mais a-t-il des raisons de prolonger les jours d’un homme qui n’a pas su l’aimer ?
Fable, parabole, confession vertigineuse, le deuxième roman de Kamel Daoud célèbre l’insolente nécessité de la fiction en confrontant les livres sacrés à la liberté de créer. Telle une Shéhérazade ultime et parfaite, Zabor échappe au vide en sauvant ses semblables par la puissance suprême de l’écriture, par l’iconoclaste vérité de l’imaginaire.



PRIX LORIENTALES 2018

La première liste. Les 10 préfinalistes seront connus le 8 février et les 5 finalistes le soir du 16 mars 2018

Bonjour,
Voici la liste non exhaustive des titres retenus pour le lorientales 2018. Si vous aviez des titres à proposer qui nous auraient "échappés", merci de nous les poster. Je vous rappelle nos critères de sélection :
Les romans devront être édités entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017, écrits en français ou traduits. Les auteurs, vivants, pourront être de toute nationalité mais, le récit, les personnages, l'action, etc…devront nécessairement se référer à l'univers oriental.

Les livres en italique n'ont pas été reçus.

Les livres les plus pertinents émergeront naturellement de cette liste, bien fournie.

Ce prix en est à sa 8ème édition et maintenant près de 400 romans ont été lus et relus par notre comité qui commence à avoir une expertise certaine. Ses choix, indépendants font du « Lorientales », un prix désormais respecté.
Dommage que les médias nationaux ne s’y intéressent guère et ne jurent que par les prix d’automne. Cette liste, établie bien avant ces prix d'automne a vu bon nombre de titres primés. C’est ainsi mais, demain sera un autre jour. J’y crois.
Omar Taleb


Actes Sud

Zabor Kamel DAOUD
La Maison andalouse Waciny LAREDJ
Un obus dans le coeur (NE) Wajdi MOUAWAD
Un oiseau bleu et rare vole avec moi Youssef FADEL
Le silence même n'est plus à toi Asli ERDOGAN
L'Eclat de rire du barbare Sema KAYGUSUZ
Imago Cyril DION
La Fille de Souslov Habib ABDULRAB SARORI
Le Manuscrit de Beyrouth Jabbour DOUAIHY
Hégires
Anne Carrere
Villa Taylor de MICHEL CANESI & JAMIL RAHMANI
Fin de journée au paradis, Nor Eddine Boudjedia
Aube
Gaza dans la peau Selma Dabbagh
Gymnopédie pour une disparue Ahmed Tiab
Nuit sans lune au Waziristan S. Mausoof
Ecriture
- la religion de ma mère, Karim Akouche
Elyzad
Les lendemains d'hier Ali Bécheur
L'Amas ardent Yamen Manai
Flammarion
- L'art de perdre Alice ZENITER
Gallimard
Nos années rouges Anne-Sophie STEFANINI
Cinquante grammes de paradis Imane Humaydane
La terre qui les sépare Hisham Matar,
Anatomie d’une disparition (Une disparition) Hisham Matar,
Grasset
La dépossession Rachid Boudjedra
Sauver les livres et les hommes Romain Gubert Père Michaeel Najeeb

Mécaniques du chaos Daniel Rondeau
Prisonnière du Levant Collection Nos héroïnes Darina Al Joundi
Harmattan
UN RÊVE ENDEUILLÉ Fatima El Bouanani
MARRAKECH PHOTO Christian Henri
LE GÉNÉRAL K Mustapha Yalaoui
GÉHENNE La spoliation Yanna Dimane
LE FAUX BARRAGE Hamid Benchaar
LA REINE DE BEYROUTH Nabil Malek
L'AFFAIRE MEURSAULT Michel Thouillot
LE PARFUM DE LEÏLA Khireddine Mourad
LE COUPABLE Hassan Banhakeia
BAS-FONDS DE LA HAINE Brahim Korib
FRAGMENTS DE VIE DE RIEN Bouchta Farqzaid
JC. Lattès
A la table du sultan Michèle Barrière
koukou
- Ali Bitchin pour l’amour d’une princesse riccardo nicolai
 Les arènes
- Sors la route t'attend Slimane ZEGHIDOUR
Libertalia
- Mirage gay à Tel Aviv jean Stern

Phébus

- Abu Bakr Ibn Tufayl L’Éveillé ou le Philosophe autodidacte
Serpent à plumes
L'enfant de l'œuf de Amin Zaoui
Anciennes nuits Niroz Malek
Seuil
Le djihad contre le rêve d'Alexandre Jean-Pierre PERRIN
Frères migrants Patrick CHAMOISEAU
L'empereur à pied Charif MAJDALI
Nos richesses Kaouther ADIMI
Robert Laffont
- La voix cachée Parinoush SANIEE


PRIX DU LIVRE LORIENTALES 2017

Le bleu entre le ciel et la mer, Susan Abulhawa, Denoël

Le Lauréat 2017
Le Lauréat 2017
Il y a 50 ans, quasiment jour pour jour, c'était la guerre des 6 jours.
Ce roman raconte la vie d'un famille palestinienne, une mélopée lancinante où se succèdent, malgré les cataclysmes qui s'abattent sur elle, mariages, naissances et morts.
Cette histoire d'une grande force poétique, portée par une femme, des femmes, nous envoie un message d'espoir, humaniste.


PRIX DU LIVRE LORIENTALES 2017

Les 5 finalistes

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Mon petit bled au Canada

Zarqa Nawaz

Zarqa Nawaz n’a que six ans quand ses parents, musulmans pakistanais aisés, s’installent au Canada. Le choc culturel est rude pour la fillette, qui doit affronter les préjugés de ses camarades autant que le conservatisme religieux de ses pairs… Jeune femme, elle a tôt fait de s’autoproclamer sultane de la dérision, et elle nous plonge dès les premières pages de ce roman tendre et hilarant dans la peau de cette enfant impertinente et lucide. Des mésaventures scolaires de la petite Zarqa à l’amour vache qui la lie à son flegmatique mari en passant par l’éducation de ses enfants, tout est délicieusement absurde, réaliste et d’une infinie tendresse dans ce récit d’une famille éternellement confrontée à sa différence culturelle et religieuse… et le résultat est savoureux, politiquement incorrect et salutaire.

 

Le Bleu entre le ciel et la mer

Susan Abulhawa

1947. La famille Baraka vit à Beit Daras, village paisible de Palestine entouré d’oliveraies. Nazmiyeh, la fille aînée, s’occupe de leur mère, une veuve sujette à d’étranges crises de démence, tandis que son frère Mamdouh s’occupe des abeilles du village. Mariam, leur jeune sœur aux magnifiques yeux vairons, passe ses journées à écrire en compagnie de son ami imaginaire. Lorsque les troupes israéliennes se regroupent aux abords du village, Beit Daras est mis à feu et à sang, et la famille doit prendre la route, au milieu de la fumée et des cendres, pour rejoindre Gaza et tenter de se reconstruire dans l’exil.

Seize ans plus tard, Nur, la petite-fille de Mamdouh, s’est installée aux États-Unis. Tombée amoureuse d’un médecin qui travaille en Palestine, elle décide de l’y suivre. Un voyage au cours duquel elle découvrira que les liens du sang résistent à toutes les séparations – même la mort.

Le Bleu entre le ciel et la mer est une histoire de femmes, de déracinement, de séparation et d’amour. Avec ce conte d’une beauté bouleversante, empreint d’humanité à l’état pur, Susan Abulhawa montre l’histoire de la Palestine sous un nouveau jour.

 

L'Exil

Ciler Ilhan

Ils ont subi toutes sortes de violences. Ils n ont le droit d exister ni dans leurs corps ni dans leurs âmes. Se conformer à leur âge, parler leur propre langue dans leur propre pays ou épouser la personne qu'ils aiment leur est interdit. Leur enfance et leur intimité leur ont été volées, comme leur a été refusé le droit de vivre leur vie.

Quels qu ils soient, d'où qu ils viennent, on les reconnait tous, ces gens ordinaires dont le destin peuple les pages glacées des magazines. Ils disent à la fois l'exil, le crime, la vengeance, les pleurs ou le retour. Avec ce récit universel, intime et bouleversant, sans concession, la jeune auteur turque avec ce livre, donne un visage et une voix aux victimes de l'exil et de l'injustice, sans jamais perdre espoir en l'humanité.


Ma part de gaulois

Magyd CHERFI

C’est l’année du baccalauréat pour Magyd, petit Beur de la rue Raphaël, quartiers nord de Toulouse. Une formalité pour les Français, un événement sis mi que pour l’“indigène”. Pensez donc, le premier bac arabe de la cité. Le bout d’un tunnel, l’apogée d’un long bras de fer avec la fatalité, sous l’incessante pres sion énamourée de la toute-puissante mère et les quolibets goguenards de la bande. Parce qu’il ne fait pas bon pas ser pour un “intello” après l’école, dans la périphérie du “vivre ensemble” – Magyd et ses inséparables, Samir le militant et Momo l’artiste de la tchatche, en font l’expérience au quotidien.

Entre soutien scolaire aux plus jeunes et soutien mo ral aux fi lles cadenassées, une génération joue les grands frères et les ambassadeurs entre familles et société, tout en se cherchant des perspectives d’avenir exaltantes. Avec en fond sonore les rumeurs accompa gnant l’arrivée au pouvoir de Mitterrand, cette chro nique pas dupe d’un triomphe annoncé à l’arrière-goût doux-amer capture un rendez-vous manqué, celui de la France et de ses banlieues.

Avec gravité et autodérision, Ma part de Gaulois raconte les chantiers permanents de l’identité et les impasses de la république. Souvenir vif et brûlant d’une réalité qui persiste, boite, bégaie, incarné par une voix unique, énergie et lucidité intactes. Mix solaire de rage et de jubilation, Magyd Cherfi est ce produit made in France authentique et hors normes : nos quatre vérités à lui tout seul !


Désorientale

Négar Djavadi

Si nous étions en Iran, cette salle d’attente d’hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s’enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l’étourdissant diaporama de l’histoire des Sadr sur trois générations: les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l’adolescence, l’ivresse du rock, le sourire voyou d’une bassiste blonde…

Une fresque flamboyante sur la mémoire et l’identité; un grand roman sur l’Iran d’hier et la France d’aujourd’hui.


REGLEMENT PRIX LITTERAIRE LES LORIENTALES 2018

Le 8ème Livre Lorientales sera choisi parmi les romans édités et sortis en librairie en 2017, francophones, écrits en français ou traduits. Les auteurs pourront être de toute nationalité mais, le récit, les personnages, l'action, etc…devront nécessairement se référer à l'univers oriental.

Le jury, si possible présidé par X, comprendra le Président des Lorientales ou son représentant et créateur du Prix, et les 20 jurés, habitants du pays de Lorient ou non.

Pour les personnes n'habitant pas le Pays de Lorient, ils devront au préalable adhérer aux Lorientales,

Les jurés seront choisis par Les Lorientales parmi celles et ceux qui en auront fait la demande par lettre ou par un courrier électronique à compter du 2 janvier 2018, en expliquant les raisons de leur candidature, leurs goûts littéraires et, en mentionnant bien leur acceptation de ce règlement intérieur, à l'adresse suivante:


- PRIX LORIENTALES

4 rue du Kreisker

56100 Lorient

- contact@leslorientales.com


Les candidats sont priés d’indiquer leur date de naissance, majorité requise, leur situation de famille, leur profession et leur adresse exacte, et d’envoyer leur courrier avant le 28 février 2018 à minuit, le cachet de la poste faisant foi.

Pour pallier une éventuelle défection de juré, il leur sera demandé de donner pouvoir au Président des Lorientales, lors de la délibération, et de lui remettre, sous pli cacheté, leurs choix.


Les membres du jury recevront cinq romans sélectionnés par un comité constitué par Les Lorientales.
Les jurés peuvent, s'ils le désirent, se procurer ou acheter ces livres, personnellement.

Le jury se réunira à Lorient à 9h00 le samedi 26 mai ou 9 juin 2018 pour délibérer. La date sera fixée lors de l'annonce des 5 romans finalistes. La proclamation du résultat se fera l'après-midi de la date de la délibération, à 16:00.


Les jurés assisteront et participeront, dans la mesure de leurs possibilités, aux différents évènements consacrées au Livre Lorientales.

Les membres du jury sont bénévoles et ne recevront aucune rémunération ni aucune indemnité, sous quelque forme que ce soit.

Les livres qu'ils auront acquis à titre personnel ne leur seront pas remboursés.

Les livres qui sont prêtés resteront la propriété de l’association les Lorientales et seront restitués le jour de la délibération.

Le jury délibère valablement quel que soit le nombre des membres présents. La voix du président est prépondérante en cas d’égalité des voix.

Il n’y a pas de classement ex-aequo pour la désignation du Livre Lorientales.


Le fait même de participer à l’opération  Livre Lorientales implique l’acceptation pleine et entière de ce règlement.


Toute personne prenant part à cette opération renonce à tout recours sur les conditions de son organisation et de son déroulement, ainsi qu’à tout recours contre les décisions, y compris les résultats, du comité de sélection des livres ou du jury.

La responsabilité des Lorientales ne saurait être engagée à l’occasion des déplacements et séjours des jurés.


Omar Taleb

Président des Lorientales.

           

      Les dates clés:

Ouvert: Appel à candidature pour le jury Lorientales 2018

Lundi 28 février 2018 : Date limite d’envoi des lettres de candidature pour faire partie du jury 2017

Samedi 17 mars  2018 : Réunion pour le choix des membres du jury et des 5 livres finalistes.

Samedi 9 juin 2018: Délibération à partir de 9h00 et annonce du lauréat du Prix Lorientales 2018 à 16h00.

    


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